samedi 13 juin 2015

AU TOURNANT DE MA VIE

Nombreuses sont les personnes qui me demandaient « à quand un nouveau post ? » Je tiens à les remercier de leur soutien ainsi que tous les autres lecteurs du blog. J’ai été extrêmement longue mais ce n’est pas faute de ne pas y avoir pensé, j’y pensais constamment mais je n’y arrivais pas car je bloquais par peur de me répéter, de reprendre des thématiques déjà abordées dans lesquelles j’ai exploré toutes les dimensions possibles. De plus, écrire pour vous dire qu’en fin de compte la fac a eu raison de moi, que mon tout premier sentiment par rapport à cette institution était le bon ; que je ne m’y trouve plus, que je ne m’y trouve pas et pire encore, qu’en vérité je ne m’y suis jamais réellement trouvée. Epouvante perspective. Hélas, j’aurais beau fuir, courir aussi loin et aussi vite que je le peux, l’éclatante vérité, elle, finirait bien par me rattraper et me faire tomber. La vérité est que je ne sais pas comment envisager la suite car une suite il y en aura bien une mais je ne parviens pas à la concevoir, tout n’est que désenchantement et poursuite du vent. La faute à qui ou à quoi ? Je ne saurais pas non plus y répondre mais pour autant je ne m’apitoie pas sur mon sort car cela, nombre d’entre vous le savent, ne me ressemble pas. On me dira simplement qu’il n’est pas encore trop tard et que ma prise de conscience post hypokhâgne était la bonne, que j’aurais dû mettre un terme à mes études supérieures au lieu de me leurrer… mais – il faut toujours un mais – je ne peux considérer pleinement cette option. En tout cas, pour le moment.


« Entre prendre conscience et accepter il y a parfois un abyme. Je l’ai découvert à mes dépens. Tellement l’envie de ne pas se noyer est puissante, vous nagez à contre-courant afin de ne pas sombrer. Mais en réalité, vous vous enfoncez dans des profondeurs abyssales et le souffle vient inévitablement à vous manquer.»

La prise de conscience n’est pas nouvelle, elle date de deux ans. Deux ans ? Deux ans ! Oui, 730 jours. Je les revoie défiler tous ces matins où le réveil sonne, tous ces devoirs rendus en retard, quand rendus ils étaient. Ces heures à rêvasser, imaginez un avenir « meilleur » ces heures passées à la BIS à lire des ouvrages aussi bien stimulants qu’inintéressants pour certains. La vérité est quasi indicible pour moi car lorsque vous vous avouez quelque chose, vous ne pouvez plus l’ignorer, la feinte n’existe plus. J’ai totalement négligé mon année pour me consacrer à d’autres choses ce qui m’a immanquablement desservie. Les rattrapages ? Je ne compte pas même m’y présenter car j’estime que ce n’est pas en une semaine ou deux que l’on rattrape un semestre entier. Le cœur n’y est plus et je suis déchirée par l’envie de changer de filière ou redoubler car je n’aime pas laisser les choses inachevées. Pourtant, j’ai toujours considéré cette dernière alternative comme étant inacceptable pour moi. La peur de décevoir mon entourage a grandement forgé la révulsion que j’ai du redoublement, la honte personnelle, le sentiment de faiblesse, d’échec aussi. Certaines personnes avec qui j’ai pu évoquer cette option m’ont clairement et à juste titre rappelé qu’en aucun cas le redoublement n’est synonyme de honte ni même d’échec. Bien que je n’y croie qu’à moitié, mon avis n’est pas encore totalement fixé. Je ne cache plus que l’enthousiasme débordant dont je faisais preuve au début de l’année et que j’ai partagé avec vous a disparu, tel un nuage de fumée. Etait-ce qu’un mirage ? Si tel était le cas, il m’a fait miroiter des montagnes de réussites qui pour le moment semblent hors de ma portée, si bien sûr, leur existence est avérée. L’élément déclencheur ? Il n’y en a pas qu’un seul, mais plusieurs qui s’additionnaient depuis février voire janvier. J’étais encore trop effrayée, je ne voulais tout bonnement pas voir. Non seulement j’ai fermé les yeux mais j’ai ajouté un masque sur ces paupières closes. Mes chances d’avancer dans la bonne direction étaient nulles. Malgré tout, je pense qu’il est tout à fait normal de douter et d’être terrifié à l’idée de ne pas savoir où la vie va nous mener toutefois, je ne dis pas cela pour justifier ma médiocrité ni mon incapacité à parvenir à trouver ma voie, je sais et je suis sure que je finirai par la trouver j’ai simplement besoin de plus de temps. Du Temps. Parfois, je me surprends à penser que du temps, j’en ai trop gâché, je l’ai regardé me filer entre les doigts sans même réagir. Ce temps dans lequel je mise tout se joue de moi ; il passe à une allure exubérante, tel un train grande vitesse et moi, je suis là, stupidement ébahie, je le regarde s’en aller sans rien faire pour l’attraper ni même le rattraper. Du temps j’ai peur, car il peut tout aussi bien finir par me manquer. Peut-être en ai-je suffisamment eu mais je n’ai pas été capable de l’apprécier à sa juste valeur, après tout, diront certains deux années ne sont pas une période négligeable. 
Tout bien considéré, peut-être que s’arrêter pour prendre de la hauteur et avoir un jugement beaucoup plus pondéré sur les événements est ce dont j’ai besoin. Il est tout à fait normal que je m’arrête, que je lâche prise un temps, que je me pose les bonnes questions afin de me préparer au mieux au long périple qui m’attend. Oui, il est tout à fait normal de s’arrêter tant que l’on a la ferme intention de se relever, de se tenir debout avec courage et d’être fort, plus fort que jamais, de recommencer et d’affronter la vie et ses péripéties avec une détermination stupéfiante. J’ai également appris de la vie que l’important n’est pas d’arriver le plus vite possible mais de marcher et surtout de trébucher car cela nous oblige à nous remettre en question. Pour ma part, j’estime que j’ai énormément trébuché, j’ai emprunté moult routes sinueuses qui m’ont défoncé les pieds et que l’heure est venue pour moi de me relever.

« Je descends de ma scelle. Il n’est pas question d’abandon. Je n’abandonne pas la course, simplement je change de monture. »


Accepter ? C’est récent mais cela devenait de plus en plus nécessaire, en effet, on ne peut prétendre vouloir arriver le plus rapidement possible en rampant. Alors non, je ne raccroche pas les gants, je me suis toujours battue même lorsque tout était contre moi. Je n’abandonne pas. Je suis essoufflée mais pas à bout de souffle. Il est vrai et je l’avoue j’ai parfois l’horrible sensation d’avoir tout essayé, d’avoir tout donné mais c’est le désespoir qui parle et non mon moi véritable. Non, je n’abandonne pas car lorsque l’on se bat, on se bat jusqu’à ce qu’on n’en peut plus, que votre corps tout entier vous dit STOP, jusqu’à ce que vous n’ayez plus aucune force. Moi, j’ai juste besoin de retrouver cette force qui sommeille en MOI.


Un proverbe Gabonais dit  que « Le fleuve fait des détours parce que personne ne lui montre le chemin » j’aime à y croire et penser qu’il en va de même pour moi.

dimanche 12 octobre 2014

PARTIR POUR MIEUX REVENIR

 Encore moi. C’est plus fort que moi je n’ai pas pu m’en empêcher, dernièrement je disais que toutes les bonnes choses ont une fin, c’est vrai mais rien ne défend qu’elles recommencent. En avant donc pour une nouvelle année de folies! Pourquoi je reviens ? J’y songeais vaguement mais lors de mes vacances une certaine personne (j’espère qu’elle se reconnaîtra) m’a convaincue de réécrire des articles donc je me (re)lance. Voilà 3 semaines que la rentrée a eu lieu et je dois dire que cette nouvelle année est synonyme de nouveautés pour moi car j’ai dit adieu au centre universitaire pour me lancer en plein dans la Sorbonne ! Et Ô mon dieu, c’est immense, merveilleux, impressionnant, empoignant bref je m’arrête là avant de vider mon dictionnaire de synonymes. Encore du changement, à croire que je ne suis pas faite pour rester longtemps dans un seul & même endroit, sans cesse attirée par la nouveauté. En effet, la troisième année a lieu à la Sorbonne même ce qui a le don de m’arranger puisque non seulement ce lieu est fascinant mais en plus mon trajet est plus tranquille ; le matin je n’ai pas à me mettre la pression à me dire « vite, vite le retard te guette » à me demander si le métro que je prendrai me permettra d’arriver à l’heure puisque je prends tout simplement le RER (tiens, le revoilà lui) Moins de fatigue, plus de joie.  D’autre part, je dois avouer que les cours sont g-é-n-i-a-u-x et certains profs incroyables ça faisait longtemps que je n’avais pas autant apprécié être en cours ! En revanche ce qui me dérange terriblement c’est que certains cours qui sont tout aussi passionnant les uns que les autres sont aux mêmes horaires donc à moins de bénéficier d’une montre qui remonte le temps il faut faire des concessions ce qui n’est pas toujours évident… C’est justement de ça que je veux parler car c’est L'ombre au tableau puisqu'il en faut bien une, grand nombre de cours se chevauchent à mon gout donc impossible de prendre tous ceux qui m'intéressent malgré le fait que l'initiative de composition de l’emploi du temps soit laissée aux étudiants. La seule solution pas très plaisante est de faire des concessions ce qui dans mon cas m'oblige à assister à certains TD qui ne m'intéressent nullement. Le simple fait d'y penser me révulse pour parler sans détour, mais sérieux oblige, je me rappelle alors la phrase que m'avait dit ma professeur de français en 1ère (il y a bien longtemps déjà) "Tout n'est certes pas intéressant mais tout est obligatoire". Cela me rassérène un peu et c'est en trainant les pieds que je m'y rends… L'ennui, c'est que lorsque quelque chose ne me plaît pas, le travail fourni et l'attention sont divisés par un nombre ineffable. Ce qui bien évidemment à tendance à me desservir. Cercle vicieux je vous l'assure. En plus de ça, il arrive souvent que certains cours ne soient pas au même endroit; si la grande majorité ont lieu à la Sorbonne, il arrive que d'autres se tiennent dans les centres universitaires à l'exemple de Malesherbes (XVIIème) et Clignancourt (XVIII) ce n'est pas pratique du tout et oblige parfois à faire de véritables marathons pour arriver à l'heure car si nombre d'enseignants sont très pointilleux sur les horaires ce qui est tout à fait compréhensible, pourquoi nous contraindre à suivre des cours qui sont à des lieux géographiques parfois opposés ? En dépit de ces quelques inconvénients, je ne démords pas: il m'en faut bien plus pour me démotiver!

J’entame ma deuxième année post hypokhâgne et pour tout vous dire ce n’est pas si terrible que ça. Certaines personnes vont être surprises après tous les instants  où je me morfondais sur ma situation malheureuse en prépa - ce qui je dois l’avouer pouvait sembler bien plus que grotesque et surtout exagéré par moment – C’est très bien comme ça : honnêtement, à l’heure où j’écris, je suis satisfaite. Certes je suis très sûrement passée à côté de choses captivantes mais j’en ai tellement appris et ce, dans de multiples domaines que finalement, je peux dire aujourd’hui avec certitude que je suis extrêmement satisfaite de ce qui m’est arrivée puisque nombre de ceux qui étaient avec moi (pour ne pas dire l’écrasante majorité) n’ont pas même été sous admissibles à l’ENS. D’ailleurs ce qui est assez drôle est que l’Ecole des Chartes se trouve non loin de la Sorbonne. Ironie du sort ? Je n’en sais rien mais peu m’importe tout va bien. J’ignore cependant ce qu’ils sont devenus et pour tout dire ce n’est pas le sujet qui m’enchante le plus j’ai mieux à vous raconter ! Par ailleurs, ce que je trouve intéressant est le mélange d'origines/milieux qui se trouve à la Sorbonne; il y a aussi bien des étudiants venant du Brésil, de Guinée, de Belgique, des Etats-Unis que des étudiants français provinciaux ou banlieusards.. J'ai constaté que beaucoup qui étaient en prépa (scientifique comme littéraire) se retrouvent à la fac après ces 2 voire 3 années passées en hypokhâgne. Comme quoi Tous les chemins mènent à la fac (ou presque). J'ai également remarqué que nombreux sont ceux qui n'ont pas de projet professionnel précis, la fac est donc le lieu où ils pourront à la fois gagner du temps & trouver ce qui leur plait réellement. Il y en a même qui ont arrêté leurs études alors qu'ils étaient en 3ème année ce que je trouve étonnant mais respectable puisqu'il n'est jamais trop tard pour trouver sa voie, comme dit le vieil adage mieux vaut tard que jamais. Quant à moi, j'ai de nombreux projets mais tant que je n'ai pas ma licence "dans la poche" je préfère ne rien en dire, chaque chose en son temps en effet j’aime mieux prendre mon temps et y aller lentement, car qui court, trébuche.

Quant à mon sens de l’orientation il est toujours aussi peu efficace. J'ai comme vous vous en doutez eu droit à ma semaine de perdition. Courir dans tous les sens pour trouver LA bonne salle. En commençant par emprunter le mauvais escalier, puis finalement trouver le bon, se perdre dans des couloirs interminables, plus ou moins sombres, certains avec de très grandes fenêtres qui laissent si bien passer la lumière qu'on se croirait dehors, d'autres en revanche si longs que j'ai cru que je sortirais à l'autre bout de Paris, monter des escaliers plus ou moins escarpés... J'ai une imagination délirante? Un petit peu c'est certain mais ce genre de situation a le don de m'amuser car c'est généralement lorsque je me perds que je trouve mon chemin et réussit le mieux à localiser les différents endroits de la Sorbonne qui est, qu'on se le dise un véritable labyrinthe! Cela dit, les agents de sécurité que l’un de mes professeur qualifie de « robocops » sont pour la plupart sympathiques puisque lorsque je ne  savais de quel côté me tourner, ils m’aidaient aimablement. Enfin, pour finir ce post ce qui me plait cela peut paraître futile et complètement ridicule mais de nombreuses machines à eau sont disposées un peu partout dans la fac ce qui est très pratique pour les étudiants comme moi qui sont une bonne partie de la journée à bout de souffle & qui n’aiment pas boire l’eau des WC.. 

dimanche 13 avril 2014

A BOUT DE SOUFFLE



On dit que tout a une fin même les plus belles choses c’est pourquoi je tiens à consacrer ce post à mes dernières impressions sur la fac, livrer quelques conseils aux lycéens encore indécis, incertains quant à leur orientation. Le deuxième semestre est déjà bien entamé et je dois dire que je l’ai plus apprécié que le premier en raison des cours déjà mais aussi parce que je me suis certainement acclimaté à ce monde étranger mais fascinant qu’est l’université.
Vous savez, la fac c’est bien mais je le répète et le dirai toujours il y a mieux même si tout dépend de votre projet professionnel, de ce que voulez dans la vie ; si la liberté est ce qui vous intéresse, si vous n’en pouvez plus de « l’autorité » des CPE, des profs un peu trop sur votre dos, des emplois du temps imposés et parfois lourds, très lourds la fac  semble être faite pour vous mais si vous échouez parce que vous n’avez pas été assez rigoureux, vous n’aurez que vos regrets et vous ne pourrez-vous en prendre qu’à vous-mêmes car la liberté que vous chérissez tant peut parfois s’avérer être un mauvais ami. A ce propos en parlant de liberté maintes fois je me suis dit depuis mon entrée à l’université « trop de liberté, tue la liberté » certaines personnes m’ont dit qu’arrivée à un certain âge, je devais être capable de m’organiser seule, me débrouiller… mais ce qu’elles semblent ne pas comprendre c’est que tout cela n’a strictement rien à voir ni de près, ni de loin avec un manque patent d’organisation. C’est juste que toute ma vie j’ai bénéficié d’un certain cadre et voir qu’il se désagrège n’est pas toujours agréable.

Me suis-je enfin épanouie ? La grande question qui revient souvent. Je n’en sais rien, c’est étrange, mais c’est vrai. Je préfère ne pas me prononcer car la vérité est que je me sens bien à la fac mais je ne peux m’empêcher de croire et de soutenir qu’ailleurs j’aurais pu être aussi satisfaite voire mieux. Cependant, je ne peux nier le fait que grâce à la fac, j’ai appris, j’ai muri, compris bon nombre de choses.
Les travers de l’université si je puis dire sont les suivants : si vous avez l’habitude de recevoir votre note et votre devoir quelques temps après l’avoir fait, ce ne sera pas forcément le cas. Il y a certains devoirs que je n’ai toujours pas revus, la note ne m’a pas non plus été communiquée et c’est franchement agaçant.

Le point noir de plusieurs universités : l’Administration. Parfois déplorable, parfois efficace… Ce qui est très gênant est que généralement lorsque l’on vous dit que le bureau d’accueil ouvre à 8h30 il n’ouvre souvent que une heure voire plus après. Ce que je trouve particulièrement grotesque dans le cas où certains étudiants commencent à huit heures et que du fait, nous n’avons pas la possibilité de nous renseigner par exemple pour l’absence d’un prof. Petite anecdote, la semaine dernière j’ai eu une grosse galère de RER (ça faisait longtemps tiens, c’est une blague bien sûr mais ce n’est pas le lieu pour en parler) ce qui m’a poussé à prendre un bus, 2 métros pour arriver à l’heure – encore une fois tout est relatif – je suis arrivée 30 minutes en retard, complètement désespérée car j’avais un exposé à présenter à la classe et j’avais tout préparé dans les moindres détails jusqu’au PowerPoint. Arrivée, à 8h30 je constate que la salle est ouverte mais aucune lumière, aucun étudiant, aucun prof. Ça a été la panique la plus totale ; j’ai couru comme une démente à la recherche de mon groupe de TD dans toute la fac, j’ai ratissé les 5 étages pour ne trouver… personne. Finalement, retour au point de départ, j’attends impatiemment que l’accueil ouvre et lorsque ce fut le cas, la personne qui s’en occupe m’avoue que parfois les profs ne prennent pas même la peine de signaler leur absence et que très souvent, ce sont les étudiants qui leur apprennent. A certain moment, un petit mot est placardé mentionnant que le prof n’est pas là, mais malheureusement pour moi il n’y avait rien ce qui m’a littéralement mise hors de moi. J’avoue que je suis d’une certaine façon coupable puisque la semaine précédant cet incident je n’avais pu assister au cours ce qui fait que je n’étais pas au courant de son absence et étant donné que je ne connais pas grand monde – pour ne pas dire personne - ni dans ma classe, ni dans la fac, je n’ai tout simplement pas été mise au courant. Ce qui m’amène à parler des relations entre étudiants.
J’ai remarqué que les gens ne se parlaient pas. Pourquoi parler au passé ? Je m’excuse, les gens ne se parlent pas. Pourquoi, je n’en sais rien mais j’ai fait ce misérable constat. Cela dit, il y a aussi un nombre incalculable de personnes qui s’entendent très bien et arrivent à se faire de nouveaux amis. Rassurez-vous, ce n’est pas un cri désespéré d’une étudiante qu’on dirait sans amis car peu m’importe, mais c’est clair que si j’avais ne serait-ce qu’un ami, j’aurai été mise au courant.

A bout de souffle je suis car je pense avoir livré mon point de vue sur toutes les dimensions qui me semblaient importantes de ma nouvelle orientation universitaire. Je ne mets pas une fin définitive au blog, disons simplement que je préfère évitez les redondances. Cependant, je reviendrai certainement si j'ai d'autres choses à vous raconter.
Pour finir, je tiens très sincèrement à remercier toutes les personnes qui passent régulièrement sur le blog, prennent le temps de lire les articles qui sont quelques fois longs. Merci pour les commentaires, mails et les encouragements que je reçois et qui me font toujours très plaisir. A ceux qui hésitent à faire une prépa ou tout autre cursus qui demande énormément de travail, d’implication, de patience, de force aussi bien physique que moral allez-y, foncez ! Qu’est-ce que vous avez à perdre sérieusement ? Rien. La pire chose qui pourrait vous arriver c’est que vous vous rendiez compte que finalement ce n’est pas ce qui vous convient. Dans tous les cas, vous n’auriez rien perdu. Premièrement, un an c’est court, et passe vite, très vite à tel point que l’on se souvient « comme si c’était hier de la rentrée » et puis, rien de sera réellement perdu puisque vous aurez acquis des connaissances, de la culture et des amis très surement. Deuxièmement, vous pouvez toujours vous réorienter, rien ne vous oblige à rester dans une filière où vous ne vous sentez pas à votre place. A ceux qui doutent encore, parce que l’on dit des hypokhâgnes et autres qu’il faudra mettre fin ou mettre entre parenthèses votre vie sociale. Excusez ma franchise mais ce ne sont que des inepties qui visent à mon sens à grossir le mythe sur la prépa. Des amis, vous en aurez toujours, certes vous les verrez peut être moins mais ce n’est pas non plus la fin du monde, avec un peu de volonté et d’organisation vous parviendrez toujours à passer du temps avec eux. Troisièmement, vous devez le savoir désormais, on n’obtient rien sans rien. Sur ce, je vous laisse sur cette citation de Nietzsche : « Qu’est-ce que le génie ? Avoir un but élevé et vouloir les moyens d’y parvenir. »


samedi 15 février 2014

LA FAC? ON Y VIENT, ON Y PART...

Déjà en 2014, le temps passe à une allure délirante!

Je tiens à m’excuser pour cette longue absence qui ne se justifie pas par faute de choses à raconter, bien au contraire j’en ai tellement que j’espère ne rien omettre. J’essayerai également d'être plus régulière sur la maintenance du blog car je ne peux dire que mes cours me prennent tout mon temps et que je ne peux rien faire à côté. 

Tout d'abord cette rentrée (un peu passée à l’heure à laquelle j’écris) est comme pour de nombreux étudiants synonyme de partiels. Les fameux examens que beaucoup redoutent - d'ailleurs je fais partie de ce lot car je n’avais aucune idée de comment ça allait se passer, quand est-ce qu’on aurait les résultats, les rattrapes…-  En parlant de rattrapages, je pense bien que je vais y passer car j’ai l’impression de n’avoir pas travaillé régulièrement & surtout correctement. C’est effrayant mais je m’y ferais. Pour continuer sur ma lancée de choses qui m’effraient, les résultats. Je ne les ai pas encore eus, d’après ce que les professeurs nous ont dit nous pouvons simplement les consulter au secrétariat d’Histoire car l’équipe pédagogique en a encore « besoin » pour l’harmonisation et franchement je n’ose même pas y aller  de crainte de découvrir à quel point j’ai été nulle. Enfin, bref j’ai eu besoin de temps pour m’adapter à ce nouvel environnement m’y faire parce que ça en a pas l’air mais intégrer les méthodes de la fac (commentaire de textes, dissertation et surtout exposés) n’a pas été une chose facile pour moi, un semestre c’est long c’est vrai mais chacun y va à son rythme. Après tout mieux vaut mieux tard que jamais non ? En parlant d’exposé, je n’en ai pas encore fait j’ai eu la chance d’esquiver cet exercice un peu formel fait devant tout le groupe de TD. Je ne suis pas du genre à ne pas aimer prendre la parole devant une audience, mais c’est quelque peu intimidant de prendre la parole devant tout un groupe composé de personnes que vous ne connaissez pas du tout. Quoique, lors des passages à l’oral j’ai constaté que beaucoup n’étaient pas attentifs à ce qui se disait. C’est sans conteste un manque de respect à l’encontre de l’étudiant qui a dû passer de très longues heures à travailler mais que voulez-vous c’est comme ça…
La fac, il faut savoir s’y adapter dans le sens où par exemple lorsque le prof nous donne une bibliographie est qu’il indique que l’ouvrage existe en plusieurs exemplaires à la BU tout le monde s’y rue pour se le procurer

LES PARTIELS

Je les ai passé en début janvier puis j’ai eu une semaine de vacances ajoutée aux trois de décembre ça fait beaucoup mais ce n’est pas de refus, on a toujours besoin de repos mais celles-ci étaient surtout données dans le but de réviser en vue des examens. Le premier partiel que j’ai eu a été celui d’anglais et j’avais été effrayée de voir autant de monde, toute la promotion était présente loin d’être agoraphobe je trouvais l’ambiance très étouffante puisque nous étions tous assis les uns à côté des autres ce qui n’est pas très confortable pour écrire & réfléchir. Je commençais à me dire que les partiels ça craint réellement jusqu’au moment où j’ai passé les autres qui concernent que les TD d’histoire et là tout de suite c’était mieux, beaucoup mieux. Des professeurs ou des agents administratifs étaient présents et chacun avait son espace pour pouvoir composer en toute aisance (chose qui me tient à cœur je pense que vous l’avez compris) En revanche ce qui m’a exaspéré c’est le fait que l’on nous donne uniquement 3h pour faire une dissertation ou un commentaire de texte que ce soit en anglais ou en français c’est très déstabilisant de devoir tout faire plus vite surtout que j’ai toujours fait ce genre d’exercice en 4h voire 5h l’an dernier moi qui avait l’habitude de trouver 3h très long autrefois je dois avouer que je trouve cette durée horriblement courte et insensée. Pour en venir aux épreuves elles-mêmes je n’ai pas brillé, pourtant ce qui m’agace un peu c’est que les profs nous ont donné des sujets simples la plupart ont même été évoqués en cours donc je me sens minable de n’avoir pas fait mieux mais au fond je crois que j’ai besoin de ce genre de petite déception pour mieux rebondir. C’est misérable je sais. De plus, il semble que ce qui importe à la plupart des étudiants est d’avoir 10 afin de valider la matière et d’échapper ainsi aux affreux rattrapages. Enfin, pour en finir avec ce premier semestre les devoirs qui sont fait ne sont généralement pas rendus la semaine qui suit mais davantage 2 ou 3 semaines plus tard.

è Pour en venir au titre afin de ne pas sembler entièrement incohérente j’avais l’impression que la fac n’était rien de plus qu’un endroit où je me rendais pour assister aux cours, repartir, revenir sans arrêt… en somme métro, boulot, dodo routine infernale mais je crois que c’est du que mon emploi du temps du premier semestre n’était pas très bien organisé j’avais énormément d’heures vides entre les cours donc l’envie de rentrer chez moi & de revenir (ou pas) n’était pas toujours au rendez-vous d’autant plus que le temps un peu maussade ne me donnait pas très envie de sortir de mon nid bien chaud.  


LE SECOND SEMESTRE

Qui dit nouveau semestre dit aussi nouvel emploi du temps… et nouveaux cours. La tradition veut qu’on suive au deuxième semestre ceux du premier qui sont la continuité des thèmes abordés mais sans mentir, il y a des nombreux enseignements que j’ai littéralement fui parce qu’ils sont à mon avis soporifiques et que je n’avais pas l’impression d’apprendre et retenir grand-chose donc c’est avec une très grande joie que j’en ai choisi d’autres sur la plateforme ipweb (sur laquelle nous devons composer nous emploi du temps) et c’est la course pour pouvoir choisir des créneaux qui nous conviennent car j’ai pu découvrir que les étudiants étaient aussi rapides que des félins ! Cela, dit ça ne m’a pas du tout empêché d’avoir un EDT qui fait rêver ; j’ai concentré mes journées de cours sur 3 jours et c’est très bien ainsi, le seul inconvénient serait de se sentir un peu trop libre, problème essentiel que j’aborderai dans un autre article. Une petite explication s’impose quant aux enseignements dont je me suis débarrassée ils sont tout à fait respectables tout comme les profs qui les mènent mais ne me conviennent pas et c’est bien connu, lorsqu’une chose vous déplait c’est dur de rester concentré et surtout de travailler derrière car ce qui compte énormément à la fac c’est le travail personnel Non seulement le contenu des cours n’est parfois que sommaire, il faut énormément lire pour pouvoir les compléter et approfondir les thèmes étudiés.

Une autre chose m’étonne, les CM (Cours Magistraux qui ont lieu dans les amphis) ne correspondent pas toujours à ce qui est fait en TD (Travaux Dirigés). En revanche ce qui n’est pas très agréable mais drôle aussi (il m’en faut peu pour rire) c’est d’avoir deux cours qui se suivent à la minute (un cours qui finit à 15h et un autre qui commence à la même heure) c’est souvent la course pour filer en CM ou TD mais ce qui est encore plus embêtant c’est de devoir partir alors que le cours n’est pas fini.  Pour ceux qui se posent encore la question, oui, j’ai digéré mon année passée en prépa. Un échec en est un si et seulement si vous restez là où vous êtes tombé.

/!\  EDIT /!\ : Je vous disais que je n'osais pas même aller consulter les résultats des partiels mais c'est sans compter sur la fac qui envoie par courrier le "relevé de notes" très formel, c'est logiquement le Service des Examens qui s'en charge le tampon bien visible sur enveloppe. Je l'ai reçu. A mon grand étonnement ce soir en rentrant des cours, je la vois sur la table du salon, là, mon cœur s'est mis à battre, battre trop vite j'étais paniquée mais soulagée de voir que personne ne l'avais ouvert. Je me suis cru condamnée promise au bûcher des rattrapages. Je coupe court au suspens: J'ai eu mon premier semestre! Je n'en reviens toujours pas mais je l'ai eu! Quel soulagement, quelle joie indicible! Mon week-end peut commencer dans la joie et la bonne humeur et surtout le travail me direz-vous. J'ai eu 10 et des poussières mais ce qui importe c'est d'avoir 10 ce qui a pu me sauver. Lorsque j'ai vu en lettres majuscules ce mot: ADMISE je n'ai pu étouffer un cri de réjouissance! 

lundi 28 octobre 2013

DE L’HYPOKHÂGNE AUX BANCS DE LA FAC, UN NOUVEAU DÉPART


Après un long moment d'absence je reviens enfin, ce n'était pas par manque d'envie bien au contraire mais plutôt de temps: la fac c'est prenant moi qui pensais que c'était davantage les mains dans les poches j'ai pu voir et apprécier cet univers. Je voulais également patienter avant d'écrire un article  car le faire juste quelques jours après ma rentrée ne s’avérait pas être une bonne idée, j'avais peur que mes premières impressions soient vites balayées à mon plus grand soulagement, ce n'est pas encore le cas Je profite de ma semaine de vacances pour donner de mes nouvelles! 


  Le grand jour est vite arrivé. De quel grand jour je parle ? De ma rentrée à l’université pardi ! Après de très bonnes vacances qui m’ont permis de décompresser, j’étais fin prête à commencer une nouvelle année sur de bonnes bases. Beaucoup d’appréhension mais la première journée les a toutes réduites à néant. Tout est allé si vite, tout va si vite d’ailleurs. A peine arrivée en cours, je découvre que les professeurs nous distribuent un syllabus. Késako ? Alors pour commencer avec une première anecdote, un syllabus est un mot plutôt ancien, confession de mon professeur de civilisation pharaonique c’est un terme qui avait été utilisée par sa propre prof d’un autre temps lorsqu’il était lui-même étudiant. Ce fameux fascicule contient tous les détails des prochains cours ; les textes qui seront étudiés, les problématiques étudiées, les DST prévus, … Et bien entendu les bibliographies colossales qui m’ont un peu effrayé je l’avoue, car même l’an dernier je n’avais pas eu de biblio aussi exhaustive et précise. J’ai tant de choses à raconter mais je ne sais pas par où commencer, j’espère que je n’oublierai rien.
La fac est si grande (bon ce n’est pas non plus le château de Versailles) mais lorsque vous débarquez dans un endroit totalement nouveau, il y a un temps d’adaptation pour tout repérer notamment les différents amphithéâtres. Seule chose que vous ne pouvez pas perdre de vue, l’entrée de la fac, les machines à café, la cafétéria et la Bibliothèque Universitaire. Moi qui a un sens de l’orientation très limité pour ne pas dire quasi-inexistant j’ai pris du temps à tout localiser. D’ailleurs cette petite semaine de vacances risque de me troubler le peu de repères que j’avais réussi à acquérir.  

DIFFÉRENCES AVEC LA PREPA


è Vous êtes si libre que vous composez votre propre emploi du temps n’est-ce pas génial sérieusement ? Vous n'êtes plus dans l'obligation de suivre des cours qui ne vous intéresse pas ou que vous trouvez simplement soporifiques, libre à vous de choisir tous les cours que vous voulez suivre et mieux encore, c'est à vous de choisir les horaires auxquelles vous voulez assister aux cours, si vous n'êtes pas du matin, placez vos cours l'après-midi. Il faut bien un point d’ombre au tableau, le seul inconvénient étant les CM (Cours Magistraux) qui sont déjà imposés, impossible donc de changer l'heure. 
En revanche, ce qui m’a également valu une reprise à zéro est le jargon universitaire que tout bon étudiant se doit de maîtriser  J’ai toujours entendu parler de TD, CM sans vraiment y porter grande attention et intérêt jusqu’au jour où je dois absolument savoir ce que sont tous ces grands mots, les différences qu’il y a entre eux, leur importance... 

è Possibilité de garder son couvre-chef, capuche etc.… qui n’a jamais un jour voulu garder sa capuche parce qu’il avait froid ou tout simplement parce qu’il se sentait bien avec sa casquette sur la tête ? Bon, j’avoue que je ne trouve pas très respectueux le fait de garder une casquette ou un bonnet en plein cours mais je n’ai jamais compris pourquoi les CPE, proviseurs et surveillants nous couraient parfois après pour qu’on les retire. Franchement, je ne vois pas ce qu’il y a de gênant, ça n’obstrue en rien l’écoute d’un cours enfin peut-être qu’un gros bonnet en laine oui... Enfin bref, à la fac en tout cas celle où je suis, en entrant personne ne vous demande d’enlever quoique ce soit. Cela dit, on nous demande de présenter notre carte d’étudiant à l'entrée.

è Sortir selon son bon vouloir: c’est une chose que je trouve drôle mais à la fois impudente : certains étudiants sortent en plein cours et tous ne sortent pas parce qu’ils ont un autre CM/TD qui débute dans la minute qui suit mais parce qu’ils sont fatigués et ont envie de se requinquer en buvant un café ou en fumant une cigarette.


è Il nous incombe de compléter les cours car ceux-ci ne sont pas très détaillés, les lignes directrices nous étant données nous devons approfondir nos connaissances.

è Le rythme est soutenu, rapide surtout en CM mais il n’y a rien de malsain. Les enseignants ne vous répètent pas constamment ce que vous devez faire avec une note de pression dans la voix. Il va naturellement de soi que vous devez travailler à la fac car comme tout un chacun le sait, l’université est aussi malheureusement connue pour son manque « d’encadrement et de suivi » si vous échouez, il y a les rattrapages, si vous rater aussi ces derniers, vous pouvez vous réinscrire à la rentrée pour refaire toute l’année ou du moins rattraper les crédits qu’il vous manque. Sorte de cercle vicieux. Enfin, ce que je voulais dire c’est surtout que vous ne travaillez pas par obligation quelle qu’elle soit puisque si vous n’en avez pas envie, c'est à vos risques & périls !

è Moins scolaire : il n’y a pas de sonnerie qui sonne chaque heure pour marquer le début, la fin des cours et honnêtement c’est bien mieux comme ça. Je trouve que ça favorise la concentration on ne se demande pas « est-ce que ça a sonné ? » « C’était quelle sonnerie ? La première ou la deuxième ? » Peu importe car à la fac des sonneries il n’y en a pas. J’oubliais, exit le CDI, place à la BU !

è Lors des exposés (chose dont je vais bientôt parler) si vous n’avez pas votre ordinateur, le prof vous laissera volontiers utiliser le sien à condition que « votre clef USB ne soit pas infectée d’un quelconque virus » d’ailleurs, clef USB  est souvent synonyme de PowerPoint ce dont les profs semblent raffoler.

è Ponctualité très relative : les cours commencent à 8h00, certains étudiants arrivent très souvent trente minutes plus tard, comme si de rien n’était et interrompent donc le cours ou l’exposé. Plus étonnant encore, le prof ne dit rien, il se contente parfois de lancer quelques regards désapprobateurs/noirs et regarde sa montre pour faire comprendre à l’étudiant que l’heure est la même pour tous.

è Cours non participatif : Je parle essentiellement des cours de langues, c’est ce qui est très dommage, il y a peu ou prou d’échanges ; si vous avez une question vous êtes bien évidemment remercié de la poser car il arrive que beaucoup n’aient pas compris quelque chose mais que personne n’ose demander de plus amples précisions. Alors oui, les cours de langue où les profs attendaient que l’on répond à leurs questions parfois très simples me manquent terriblement.

Les autres bonnes nouvelles pour moi ?

Les galères de trains appartiennent désormais au passé. Il y en a après tout ça semble faire parti intégrante du RER B. La SNCF a enfin décidé d’ouvrir les yeux sur la situation déplorable & insupportable que devaient subir les usagers du RER B. Des embellies appréciables ont été faites pour améliorer la circulation des trains qui passent dorénavant chaque 3 minute environ aux heures de pointes. Ce qui équivaut à moins de stress car sortir de chez soi le matin aux aurores et subir le parcours du combattant tout en se disant « Je vais arriver en retard, il faut absolument que j’ai mon train » courir, arrivé essoufflé et finalement le rater, ça met dans un sacré état pour la journée et d’ailleurs ce n’est pas très sain à long terme, ça mène à l’usure physique et psychologique.

Mon temps de trajet n’est plus si long : Lorsque tout va bien, ce qui est à peu près le cas depuis le début de l’année (je n’ai eu aucun retard causé par les transports hourra !) je mets environ 30 minutes pour arriver à la fac ce qui est génial ! Cela peut paraitre anodin mais, par exemple le soir en rentrant lorsque je finis à 17h00, je suis chez moi avant 18h00 ce qui n’était pas le cas l’an dernier. Simple détail mais cela fait un bien ineffable.

Continuons avec une anecdote qui n’est pas très en ma faveur, dès le début comme je le disais, les profs nous ont distribué un fascicule qui contient les dates des prochains devoirs etc. j’ai écopé d’un devoir pour la semaine qui suivait mais je trouvais que c’était beaucoup trop rapide, dès la première semaine de cours. J’avais besoin d’un peu de temps pour réaliser que j’étais bel et bien à la fac. (Non, je ne me cherche pas des excuses plus farfelues les unes que les autres) Je n’ai donc pas fait ce devoir croyant que je pourrai le remettre à la prof la semaine d’après en me confondant d’excuses bien trouvées & tournées, assurant que je suis prête à encourir des sanctions (on se croyait presque au tribunal) pour ma note étant donné le retard flagrant et quelque peu volontaire. La semaine où j’étais fin prête à le rendre, sa collègue m’interpelle au début du cours pour me dire qu’il y a un problème avec mon exposé - parce que oui, nous devons présenter un exposé dans chaque matière à défaut d’en avoir un à oral, il doit être réalisé à l’écrit – je me dis qu’elle a du se tromper d’étudiant puisque j’avais bel et bien choisi un sujet. Quelques minutes avant la fin du cours, elle me rappelle que je dois impérativement venir la voir pour régler ce problème. Finalement, j’ai dû reprendre un autre sujet, ce qui veut dire, effectuer à nouveau des recherches fastidieuses pour savoir quels ouvrages je vais utiliser pour mon nouveau sujet…   Les conséquences que j’en tire ? Eh bien, moi qui croyais lesenseignants de fac totalement magnanimes face aux étudiants paresseux je me suis réveillée et suis sortie de ma douce rêverie. En fait, je m’estime tout de même chanceuse car la prof aurait très bien pu me mettre un zéro pointé mais au lieu de ça, elle m’a laissé une occasion de me rattraper… je lui en suis réellement reconnaissante.  
Petite précision, les fameux exposés sont réalisés devant toute la classe (seulement en TD) cela change complètement d’avec l’hypokhâgne où l’exposé c’est-à-dire la khôlle est faite uniquement en présence du professeur. Pas très évident pour les personnes timides qui n’osent pas prendre la parole devant une audience.

Bref résumé de mes impression sur mon début d'année à l’université : je suis agréablement surprise de voit que finalement moi qui avait une aversion pour la fac j’apprécie ce milieu car je m’y sens bien (en tout cas il est clair que comparé à l’an dernier je suis comme un poisson dans l’eau) j’ai aussi été très impressionnée par les amphithéâtres. Moi qui n’avais encore jamais assisté à un cours en amphi j’ai trouvé cela très solennel (ça semble fort et peu adéquat comme terme mais c’est l’impression que j’en ai eu :  lorsque le cours est très intéressant, il n’y a pas un bruit si ce n’est le bruit des doigts sur les claviers d’ordinateurs). Ainsi donc, vous l’aurez compris, encore une fois j’ai eu tort : l’université c’est cool et j’aime ça. Je réapprends à travailler par plaisir, à faire des devoirs, effectuer des recherches avec réelle passion sans aucune impression de contrainte ou de fainéantise. de plus, ce qui me fait aimer davantage l'université c'est cette nouvelle perspective sous laquelle nous apprenons/traitons les choses: étudier des périodes dont on nous parle à peine au collège/lycée, voir les choses sous un nouvel angle, avec d'autres sources très diversifiées est tout simplement excellent. 

samedi 14 septembre 2013

RUE DES CITES

Il y a un moment déjà que je pense à écrire sur la cité parce que j’ai une ribambelle de choses à dire. Je l’ai fait pendant un an sur paris, pourquoi ne pas m’être intéressée plus tôt à sa banlieue ? De peur d’être trop subjective j’avais mis cette idée de côté mais tout bien réfléchi je pense que j’ai suffisamment de hauteur pour pouvoir le faire. 
Contrairement à ce que la majorité des Français croient, la vie à la cité n’est pas rythmée par des coups de kalachnikov, la tess comme on disait, est un ghetto rose mais attention pas au sens propre ; ce n’est pas non plus le Bronx ou Harlem, mais en dépit de tous les problèmes qu’il peut y avoir on s’y sent bien, tout le monde se connait des plus petits aux plus grands, tout le monde se salue et se respecte.  La banlieue ce n’est pas que de la violence, la banlieue ce n’est pas que des insultes qui fusent à tout bout de champs, la banlieue? Je vais vous dire comment moi je la conçois... 


Dans ma cité il y a des mecs qui tiennent les murs, des mecs qui fument, des mecs qui draguent les filles qui ne sont pas du quartier, des mecs qui friment en moto les beaux jours, des mecs musclés sur qui de nombreuses filles bavent en les voyant et s’imaginant à leur bras, des mecs plutôt doués pour les tags ou le rap, des mecs qui font un tas d’activités plus ou moins légales, des mecs qui s’habillent en noir de la tête aux pieds, des mecs qui tiennent à leur casquette autant qu’à leur paquet de cigarettes, des mecs qui s’accrochent à leur sacoche et à son contenu, des mecs qui nous demandent où on va et avec qui dès lors qu’on sort habillées différemment, des mecs qui nous disent de ne pas rentrer trop tard, des petits mecs qui veulent prendre la relève des plus grands en suivant leur passé de délinquants, des mecs qui n’ont pas encore compris que la rue détruit, des mecs qu’on ne voit plus parce qu’ils sont en prison, des petits frères qui veulent faire comme leur grand frère, des petits qui tournent mal, des petits qui à force de fréquenter la rue ne connaissent plus que ça et ne peuvent plus s’en passer, des petits merdeux qui arrachent des sacs à la sortie de la gare, qui contribuent ainsi à la propagation d’une image plus que dépréciative de la banlieue, des mecs qui croient que faire de la prison fera d’eux des bonhommes, des mecs qui croient que la prison c’est la case où passer pour prouver qu’ils sont devenus grands, des mecs qui ne font rien pour s’en sortir et qui attendent naïvement qu’un employeur vienne les chercher en bas de leur bâtiment, des mecs qui refusent maintes et maintes fois des emplois sans raison valable, des mecs accro à toute sorte de choses, des mecs qui ne croient plus au système scolaire, des mecs qui comptent sur le beau système de solidarité français pour subvenir à leurs besoins, des mecs qui pointent au pôle emploi, des mecs sans diplômes certains n’ont même pas le bac, des mecs qui trainent toute la journée stupidement à côté d’un bar comme s’ils  étaient dépendants à l’alcool et comme s’ils étaient SDF alors qu’ils ont une famille et un foyer plus que chaleureux, des mecs qui sombrent peu à peu dans la drogue et son engrenage, des mecs qui débutent comme simple guetteur mais qui finissent par en consommer et deviennent dealers, des mecs qui pourtant ont l’air d’être sobres une fois rentrés chez eux, des mecs qui sont déscolarisés alors qu’ils n’ont même pas atteint l’âge pour, des mecs qui veulent à tout prix se faire de l’argent, des mecs qui font des choses illégales croyant qu’ils vont se faire un max d’argent, des mecs qui se croient à l’abri de la justice, des mecs qui insultent les forces de l’ordre dès lors qu’elles passent dans la cité, des mecs qui commettent des délits qui entraînent des perquisitions qui réveillent toute la famille à des heures improbables.


Ces mêmes mecs ont brisé le cœur de leur mère, celle qui pour ils se disaient prêts à tuer s’il le fallait, celle qu’ils considèrent comme leur reine, ces reines sans couronnes, elles souffrent atrocement mais restent fortes pour les petits frères et sœurs qui sont aussi là, elles se démènent pour eux, pleurent chaque soir en silence, demandez-leur comment elles vont ce sera toujours « Hamdoullah tout va bien » alors qu’en réalité leur cœur crie dans un mutisme assourdissant leur douleur, ces mères ne peuvent dire que tout va mal, ces mères tu ne les vois pas dans confessions intimes, ces mères ont honte de ce que sont devenus leur fils et mentent prétextant un voyage entre amis ou un déplacement professionnel lorsqu’on leur demande où se trouve le plus grand, alors qu’en réalité il est à Fleury, Meaux, Fresnes… Elles ont le cœur en morceaux lorsqu’elles pensent à tous les sacrifices qu’elles ont du faire, ont davantage mal parce qu’elles se disent qu’elles ont fait tout ça en vain mais gardent espoir quant à leurs autres enfants. Des mères fortes, des mères que rien n’arrête pas même la maladie, ni même les galères de transports pour aller faire les courses, leur tristesse et leur chagrin elles le gardent au fond de leur cœur en si piteux état espérant que demain tout ira mieux.


Les petites sœurs dans tout ça ? Elles se retrouvent sans repères parce que leur grand frère est en prison depuis bien trop longtemps, les réunions de famille ne se font plus dans le salon mais au parloir en 30minutes chrono, une affreuse sonnerie pour y mettre fin, les samedis matin lorsqu’ils ne sont pas occupés par des obligations scolaires, elles se lèvent tôt pour ne pas faire un parloir fantôme à leur grand frère qu’elles aiment tant mais à qui elles en veulent terriblement parce qu’il fait souffrir consciemment celle qui les a tous mis au monde, parler au grand frère ne se fait plus que par courrier. Elles grandissent et hélas le grand frère n’est pas là pour assister aux évènements marquants de leur vie tels l’obtention du baccalauréat ou du permis. Ces petites sœurs ont peur parce que le grand frère qui leur avait promis d’être toujours là pour les protéger quoiqu’il arrive ne l’est plus, elles ont peur et redoutent l’avenir, ce grand frère qu’on dit délinquant était parfois un vrai chaton à la maison avec ses cadets leur manque terriblement. Ces petites sœurs font de leur mieux pour s’en sortir et briller à l’école, ces petites sœurs ne veulent pas avoir le même parcours que leurs aînés  aussi paradoxal que cela puisse paraître  elles ne veulent en aucun cas décevoir leurs grands frères qui les ont abandonné à la Tess, ces grands frères qui sans conteste n’ont pas été à la hauteur. Ces petites sœurs sont des battantes et ne se laissent pas marcher sur les pieds, elles ont du caractère, elles ne veulent pas qu’on dise d’elles qu’elles ont mal tourné à l’exemple de beaucoup d’autres, elles ne veulent pas non plus avoir une sale réputation, ces petites sœurs osent parler de ce dont les médias ont peur et sont prêtes à défendre avec leurs griffes s’il le faut ces grands frères en prison, ou qui traînent en bas des bâtiments à longueur de journée sans aucun but précis, elles sont parfois en colère contre leur milieu social mais font de leur mieux pour faire bouger les choses, elles ont la rage de vaincre, ces petites sœurs sont des lionnes mais à la fois des êtres si vulnérables qui espèrent secrètement qu’un jour elles aussi elles rencontreront leur prince charmant, qui les protégera de tout, de rien, qui les fera se sentir exceptionnelles, elles croient en l’avenir, au progrès, au réveil de la banlieue française, à l’éducation, à la scolarisation... En fait, tout ce qu’elles veulent c’est rendre fier leur grand frère, leur père et leur mère et qu’on cesse enfin de regarder la banlieue comme une zone délétère où on risque chaque jour sa vie comme si l’on jouait à la roulette russe, comme si des bombes anti-personnelles étaient cachées à chaque coins de rues, devant chaque cité.

Ces mecs, on les considère un peu comme nos grands frères, ils nous mettent en garde contre ce qu’ils appellent la vie et ses ruses, certains de ces mecs ne sont peut-être pas des modèles à suivre mais on les estime tout de même. Ces mecs de cité souffrent eux aussi, ils souffrent des stéréotypes et de l’image abjecte qu’on donne d’eux à la télé, ils en ont plus qu’assez d’être assimilés à des fainéants, des couards, des pyromanes, des tagueurs à des jeunes qui ne veulent pas se bouger, qui n’ont aucune ambition, aucun avenir. Ces mecs souffrent également des discriminations à l’embauche parce qu’ils sont noirs, arabes, qu’ils viennent de cité et qu’ils ont peut-être un passé de délinquant, un casier judiciaire plus ou moins lourd, les employeurs prônent le droit à l’erreur, mais ne l’appliquent pas. Ces mecs souffrent des contrôles d’identités à répétition et injustifiés d’où le fait qu’ils pètent parfois les plombs, le plus ironique dans tout ça, c’est que ces mêmes agents de police les connaissent tous et pourraient vous dire où ils habitent, citer leur nom, prénom, nombre de frères et sœurs, ces mecs en ont plus qu’assez que les force de l’ordre les arrêtent à tout bout de champs prétextant un permis non en règle, un excès de vitesse… Les gens ont tendance à omettre le fait que ces mecs de cité ont aussi un cœur, qu’eux aussi pleurent, oui, tous les hommes pleurent, c’est juste que certains se cachent pour pleurer.

Mais il y a aussi et surtout des mecs qui nous considèrent nous les filles comme leurs petites sœurs, des mecs qui nous ont vu grandir, des mecs qui nous ont vu aller & venir de l’école chaque jour, des mecs qui nous incitent à continuer toujours plus loin nos études, des mecs qui nous mettent sans cesse en garde contre les autres mecs, des mecs qui nous répètent incessamment mais avec bienveillance de faire attention à nous, des mecs plein de contradictions puisqu’ils ne veulent pas que l’on sorte avec un « mec » de peur d’être abusée ou d’aller trop loin, mais qui pourtant changent de copine comme de numéro de portable, des mecs qui prenaient notre défense quand on se battait à la cité pour un rien. Vous savez, dans ma cité il y a aussi des mecs qui s’en sortent, des mecs qui ont un bon taf, des mecs qui font la fierté de leur famille et même de la cité, des mecs qui ont compris que lorsqu’on voulait quelque chose, le seul moyen de l’obtenir est de s’en donner les moyens et de travailler d’arrache-pied à sa réalisation, des mecs qui suent pour s’en sortir, des mecs qui essayent de remettre sur le droit chemin ceux qui se sont égarés en route, des mecs qui tentent de faire prendre conscience aux plus flemmards/traînards que la rue, c’est pas l’avenir, des mecs qui croient en un avenir meilleur, des mecs qui n’accusent pas la France de tous leurs maux et qui souhaitent que cette dernière en face de même. Des mecs qui ont des diplômes, des mecs qui savent s’exprimer convenablement et comme qui dirait en « bon français », des mecs qui savent manier la langue de Molière d'une façon très surprenante, des mecs qui ont réussi à faire bouger les choses, des mecs qui tentent par tous les moyens de redorer l’image de la banlieue, il y a aussi des mecs forts, des sportifs, des mecs qui aident les mères lorsqu’elles sortent du supermarché et qu’elles ont fait leurs courses pour le mois. 

Ces mecs de cités on les aime malgré tous les défauts qu’ils ont, malgré le fait qu'ils soient parfois trop protecteurs on les aime, ah ça oui, et on espère simplement qu’un jour ils se réveilleront et prendront conscience que le temps file et qu’ils en ont perdu suffisamment et qu’il est grand temps qu'ils se construisent un avenir dont eux même seraient bien plus que fiers. Ces mecs de cités aimeraient aussi qu’on arrête de montrer que les mauvais côtés de la banlieue à la télé, ils aimeraient qu’on arrête de tous les assimiler à des casseurs, des vaut riens, des profiteurs, des assistés. Ces mecs et ces filles de cités ne veulent qu’une chose, qu’on arrête enfin de tenir des propos fallacieux et incohérents sur la banlieue et ses cités, pour savoir ce qui s’y passe, venez simplement y faire un tour et vous verrez que nos cités sont pleines de talents cachés qui ne participent pas à la France à un incroyable talent, pleines de jeunes hommes et de jeunes femmes qui rêvent d’avoir autre chose que des tours comme horizon.

jeudi 1 août 2013

WHAT COMES NEXT ?



Et après ? L’hypokhâgne c’est fini. J’en ai parcouru du chemin, j’en ai rencontré des embuches, j’en ai eu des doutes, j’en ai eu des moments d’angoisse, je me suis sentie pas à ma place, j’en ai versé des larmes, j’en ai accumulé de la fatigue nerveuse et physique, je me suis sentie maintes fois incomprise de tous, étrangère telle un OVNI,  j’ai eu cette idée d’échec qui me collait à la peau… Il n’y a qu’à lire les précédents articles pour voir à quel point j’étais parfois en totale contradiction avec moi-même, parfois encore, démesurément cruelle envers ma personne… Que de contradictions ; à certains moments, on sent que j’avais encore une once d’espoir quant à faire une khâgne, à d’autres en revanche, on a simplement envie de me dire « ça suffit les pleurnicheries, sèche tes larmes c’est insupportable et ridicule cet état d’esprit» J’avoue que c’est un peu ce que je pense, j’en ris presque à la relecture de certains posts. Je me dis aussi que je ferai mieux d’en supprimer certains parce que je les trouve affreusement niais mais… ils me permettent de voir quel chemin j’ai parcouru, comment mon avis a évolué : en passant par les Grandes espérances, la Désillusion, la Chute, l’Espoir perdu, l’Echec, le Pardon, le Moi Retrouvé. Aujourd’hui j’accepte tout cela, je ne suis plus dans le déni : certes l’année ne s’est pas déroulée comme je l’avais tant espéré mais il en est ainsi cela ne peut que m’être bénéfique et m’apporter un plus dans mon expérience personnelle, il y a pire que cela et puis ce n’est pas comme si tout était définitivement terminé, je vais à la fac à la rentrée. J’avoue que j’ai quelques appréhensions mais c’est simplement parce que c’est à nouveau un monde qui m’est inconnu. De plus, pour être honnête je n’ai jamais considéré sérieusement l’option de la fac pour moi, ce n’était pas un choix admissible,  je ne voulais pas la côtoyer ni même la fréquenter c’était simplement hors de question que j’aille à la fac j’en avais pour tout dire une aversion ineffable. Pourquoi ? La raison est simple ; à la fac, vous n’êtes rien de plus qu’un vulgaire numéro et je pense que c’est ça qui m’effrayait je ne voulais pas être reléguée à un simple numéro. Mon avis a aussi bien changé sur ce sujet et je suis bien déterminée à mieux faire que cette année.
Je dois aussi le confesser je ne considère plus mon année en hypokhâgne comme un abominable et détestable échec dont je ne me remettrai jamais, que je ne me pardonnerai jamais. Sur le coup de la déception, je le pensais bien évidemment mais depuis, (je vous l’accorde ça ne fait pas si longtemps que ça) le temps est passé et c’est suffisant pour moi afin de relativiser et de ne plus y penser avec autant de pessimisme et d’en avoir un souvenir si amer. Le temps adoucit tout. Je dois tout de même admettre que certains sujets seront sensibles et en parler avec détachement sera difficile mais laissons le temps au temps j’ai bon espoir. J’ai plutôt cette force à aller de l’avant. Des tribulations grandioses pour cette année qui vient de s’achever, pas de regrets comme je l’ai souvent dit si ce n’est le choix de l’établissement car si c’était à refaire je répondrai à l’appel. La prépa on en veut toujours plus. Il faut voir les bons côtés de la fac, j’aurai plus de temps l’an prochain pour faire des choses que je ne pouvais en aucun cas faire cette année. Pour finir, je suis beaucoup plus sereine et j’envisage les choses avec beaucoup d’espoir comme je l’ai déjà dit : Le meilleur reste à venir.