jeudi 14 février 2013

LE PLUS DIFFICILE N'EST PAS D'ETRE ACCEPTE EN HYPOKHÂGNE...


...C'EST D'Y RESTER ET DE PASSER EN KHAGNE.


Cela fait un moment que je n'ai rien publié, et voilà maintenant 5 mois, 5 longs mois que je suis en hypokhâgne .. Qu'en ai-je tiré? Semi bilan négatif ou positif? Une chose est sure, le lycée dans lequel je suis est définitivement un très, très mauvais choix. Je vais vous faire une liste peu exhaustive des inconvénients  qui font de cette hypo est choix peu recommandable. Certains peuvent paraître grotesque, mais j'estime que tous, participent plus ou moins à votre dit "épanouissement" 

Accrochez-vous TOP 5 du "Pourquoi ne pas choisir *** pour faire sa prépa" 

1) Le plus détestable d'entre tous: notre salle n'est jamais nettoyée. Pas une seule fois depuis septembre elle a été nettoyée. Croyez moi, j'ai l'oeil pour les choses comme ça. Oh, que dis-je? Mille et une excuse! Elle a été nettoyée pour le jour des portes ouvertes. Mais quoi de plus trompeur que les Portes Ouvertes? Tous les professeurs y compris le proviseur se mettent sur leur 31 pour paraître "bien". Vraiment, la salle est sale (sans jeu de mots) et plus les jours passent, plus cela devient insupportable.

2) Les professeurs sont élitistes. Je crois l'avoir déjà évoqué, mais je n'en dirai jamais assez. Ils vous donnent l'impression que lors de la sélection en avril-juin, ils acceptent tout le monde & sont hyper magnanimes. Je sentais le slogan "Oui à l'intégration, peu importe la classe sociale!" Quel mensonge, quelle tromperie, quelle abominable supercherie! Pendant les cours, les profs ne se gênent pas de se montrer particulièrement désinvoltes avec certains élèves, de sorte que vous vous rapeller mieux d'où vous venez & qu'importe que vous êtes là cette année, l'an prochain on vous jettera comme un malpropre.  Je ferai plus tard un bref sum up de l’attitude exécrable de certains. Je sens les commentaires de certains "Eh bah, t'avais qu'à rester dans ta banlieue" ou "La prépa c'est ça  sois tu l'acceptes, sois tu te casses" Je ne le cautionne pas, et je ne suis pas prête de partir, j'ai commencé, je terminerai cette année dans ce  lycée répugnant qui est quand même, je le rappelle en plein Paris! 

3) Hypokhâgne trop soft. J'ai l'impression - et bon nombre de mes camarades le confirment - de faire "les Bronzés en hypokhâgne". Cela peut sembler paradoxal, certains se plaignent d'une masse trop importante de devoirs, moi c'est le contraire. Bien souvent nous en avons par "période" comme en ce moment: les vacances approchent, donc les professeurs s'empressent de nous mettre des DST. Cela fait environ 6 semaines que nous avons repris mais je n'ai eu que 2 malheureux DST. Est-ce normal? Absolument pas. Une amie qui est restée dans le 93 me fait de la peine tellement elle en a. Ce qui est d'ailleurs assez effrayant c'est qu'il m'arrive par moment de l'envier. A ce que je sache, l’hypokhâgne était et est toujours réputée pour la quantité de travail personnel à fournir mais étrangement, il n'y a rien à fournir. Ce qui est aberrant, c'est que depuis septembre, nous n'avons préparé aucune KHOLLE en temps limité.  Il y a vraiment quelque chose d'anormal avec ce lycée et ces professeurs. Je ne vois strictement pas l’intérêt de nous laisser 3 semaines parfois plus d'un mois pour préparer une khôlle. Moi qui avais décidé de faire une prépa pour apprendre ce qu'est le dépassement de soi, apprendre plus de choses sur tout... Désillusion. 


4) Un collège est à proximité et donc le réfectoire est rempli de collégiens, lycéens... Pas très pratique parfois, il faut attendre très longtemps avant de pouvoir manger. Les plans manger vite, aller réviser au CDI ensuite tombent quelque fois à l'eau.  Il faut s'y faire. Je ne vous parle meme pas de l'attitude des collégiens, elle est insupportable. 

5) Il n'y a pas de Journée d'Intégration: La fameuse Journée d'intégration n'existe pas tout comme ce fameux weekend  organisé spécialement entre nouveaux hypos & khagneux. Tout le monde rêve de vivre au moins une fois en sa vie un bizutage mais ce n'est pas à **** que vous réaliserez ce rêve. Faite une croix dessus tout comme sur la possibilité d'aller en voyage car bien que le lycée soit très riche les voyages ne sont réservés qu'aux lycéens qui vont dans les 4 coins du monde! C'est simplement révoltant!



Quiconque est sérieux & constant peut être accepté en hypokhâgne. Beaucoup de lycéens inondent les forums avec des articles "Selon vous, puis-je intégrer une hypokhâgne?" en accompagnant leurs doutes ridicules de leurs excellentes notes aux EA, de leurs moyennes ce qui a le don de m'exaspérer : selon moi, il n'y a que deux réponses possibles à cette manie; attirer les éloges et des encouragements ou rabaisser encore plus ceux qui n'ont pas d'aussi bons résultats. Sérieusement, arrêtez parce que c'est réellement exaspérant, si vous n'avez pas assez confiance en vous pour mettre sur APB une prépa vous ne tiendrez pas le choc lors de l'année! Vous redoutez que l'on se moque de vous? Que les professeurs jettent votre dossier avec un rire méprisant? Sachez que certaines personnes ne tiennent dans la vie qu'à travers les railleries qu'elles font aux autres, et puis des moqueries vous en essuierez toute votre vie, autant s'endurcir maintenant.
J'ai l'impression que les jeunes n'osent plus rien et se censurent alors qu'ils ne le devraient pas. Tu souhaites aller à Henri IV, LLG? Tente après tout qui ne tente rien n'a rien.

vendredi 11 janvier 2013

VACANCES, JE VOUS CHÉRIS!

Les vacances sont le meilleur moment pour vous reposer bien sûr mais aussi pour relâcher la pression, se poser les bonnes questions, faire un bilan sur vous, où vous en êtes, où vous allez.
J’ai découvert la raison pour laquelle je ne travaillais pas assez à mon gout, pourquoi j’avais cette impression d’échec qui me collait à la peau. C’est tout simplement parce que depuis le début de mon année d’hypokhâgne, j’ai la sensation de ne pas y être. D’une part tout est allé si vite depuis la fin du lycée ! je me souviens encore si vivement de la semaine d’épreuves du BAC ou encore des semaines de cours, cela me manque oui, et je m’y suis enfermée : il est grand temps d’en sortir et de vivre dans le présent temps dit de l'action, des prouesses. Je ne me sens pas en classe préparatoire ! C’est fou, mais c’est vrai. J’avais une idée si fixe de l’hypokhâgne, on ne me l’avait pas décrite comme je la vis. Ce n’est pas réellement le bagne, je ne croule pas sous les dissertations et les devoirs maisons, tout bonnement parce que mes profs ont décidé de ne plus nous en donner. Chose complètement stupide puisque c’est grâce aux devoirs que l’on progresse ! On se dépasse, un devoir c’est parfois pénible à faire, on s’acharne pour trouver un plan parfait en III parties; on s’en arrache les cheveux, on en rêve, en cauchemarde mais bordel qu’est-ce qu’on est fier de soi lorsqu’il est fini et que le devoir tient la route ! C’est totalement aberrant de ne pas nous donner de devoirs maison qui plus est lorsque l’on est en hypokhâgne. Voilà, une des nombreuses raisons qui fait que je n’ai pas l’impression d’être en prépa. Figurez-vous que j’ai des amis qui sont dans d’autres prépas connues surtout pour leur médiocre taux d’admission à l’ENS mais qui au moins travaillent. Ils ont vraiment l’impression de TRAVAILLER ! Si j’avais choisi l’hypokhâgne c’est entre autres pour me dépasser, voir de quoi je suis capable. Mais là… je trouve  vraiment que c’est du grand n’importe quoi, la faisant dans un lycée parisien assez réputé, les profs ne se soucient même pas de vous peu leur importent que vous progressiez ou que vous restiez au même niveau. La fameuse relation PROF/ELEVE que l’on me ventait n’est qu’un mythe ici. On m’aurait menti !!
C’est une claque que je me prend en fait. Je ne vous en avais pas encore parlé mais dans le lycée où je suis le rapport avec les professeurs n’est pas si chaleureux : certains ne se souviennent toujours pas au bout de 4 mois des prénoms des élèves, d’autres se permettent de ne même pas vous répondre lorsque vous leur dites bonjour ou au revoir. Cela peut paraitre insignifiant, mais ça a beaucoup d’importance pour moi. En bref, les profs hormis deux en ont que faire de vous. Ce qui me révolte par-dessus tout ? Le fait de prôner une politique d’égalité des chances, de mélanges entre la banlieue et Paris. Tout est absolument faux, les profs vous le font très gentiment remarquer (ironie bien entendu) à longueur de temps certains ne manquent pas de vous faire sentir « pas à votre place » bien que cela me répugne, je n’abandonnerai pas. Cela ne fait pas parti de maepersonnalité. J’ai un fort caractère que l’on ne manque pas de ma faire remarquer mais justement, c’est ce qui fait ma force. Je compte bien aller au bout de cette année, et peu importe si je me retrouve dernière au classement général pour ces premiers concours blancs : cela me fera mal, je me sentirai comme une moins que rien, mais c’est une gifle qui me réveillera de cette fainéantise dans laquelle je suis depuis le début de l’année. De plus, un échec en est un véritablement que si l’on reste là où on est tombé, bien plus encore, il n'a rien de fatidique il est plutôt un stimulant car je ne connais personne qui apprécie collectionner les échecs. J’ai comme devise NEVER A FAILURE ALWAYS A LESSON.
La deuxième raison je l’évoque souvent mais je ne veux pas l’admettre sincèrement : j’ai un rapport au passé très compliqué : je ne veux pas, je ne peux pas m’y détacher facilement je souffre comme dirait Nietzsche d’une hypermnésie. C’est seulement cette année que je me rends compte des effets néfastes que cela peut avoir : on a peur d’affronter le futur, on préfère rester dans ce que l’on connait car l’inconnu nous effraie et surtout, on ne sait s’il sera à la hauteur de ce que l’on a déjà vécu. Il faut laisser le passé là où il est, là où il DOIT être. Je dois, il est grand temps que je me lance quitte à ne pas savoir où je vais exactement c’est bien connu, c’est en se trompant de routes que l’on apprend énormément de choses ! Je ne dis pas par là que la prépa est une erreur, ah ça non, JAAMAAAIS la plus grosse erreur aurait été de ne pas y être ! Je dis que même si le futur est inquiétant il faut oser l’affronter car qu’on le veuille ou non, il adviendra bien un jour.

vendredi 21 décembre 2012

IT'S SUCH A RELIEF !


C'est les vacances !! C'est les vacances !! C'est vacances !! 


Vous l'aurez compris c'est les vacances. Et c'est bien une des premières fois où j'ai l'impression de mériter un break. Après 1 semaine et demi intensive de concours blancs où vous vous coucher à pas d'heure mais que vous culpabiliser parce que vous ne serrez pas en forme le lendemain. Votre rythme de sommeil est mis à mal, vous même dans le fond vous êtes chamboulés, mais à la fin tellement soulagés que tout soit fini!



Bilan de ces concours blancs: il faut tenir le coup, il ne faut surtout pas attendre le dernier moment pour réviser mais s'arranger pour en faire tous les jours un peu au risque d’être entièrement largué. Au départ je pensais que ça passerait simplement car les épreuves se déroulaient uniquement le matin, on se dit donc qu'on peut décompresser l'après-midi mais pour être honnête, c'est duuuur! Des levers à 6h pendant 7 jours c'est pas la joie. Par moments je me demandais comment je tiendrais mais j'ai finalement survécu. Je vous fait un bref résumé des épreuves :



- Jeudi: LVA ANGLAIS: commentaire de texte sur un auteur que l'on avait étudié. Je pense que c'est l'épreuve que j'ai le mieux réussi.



- Vendredi : LITTERATURE: dissertation sur la séquence que l'on venait d'achever, honte à moi mais je n'ai pas fait de plan, j'ai tout mis en vrac car je désespérai vraiment. Ce fut une hécatombe.



- Samedi: GEOGRAPHIE: dissertation sur un sujet concernant la France. Assez bien réussi je dirais, enfin c'est ce que je crois.



- Lundi: LVB ESPAGNOL: HORREUR ABSOLUE. Choix entre un commentaire de texte ou une dissertation. Qu'importe, je suis une nullité en espagnol, depuis que j'ai décroché en 3ème, je patauge médiocrement... Advienne que pourra.



- Mardi: PHILOSOPHIE: sujet simple mais tellement complexe car très large. Je pense cependant que j'ai fait quelque chose d'acceptable.



- Mercredi: LATIN & CULTURE ANTIQUE: Le latin fut un suicide scolaire pour le classement, je n'ai même pas fait la traduction. La CA quant à elle me sauvera j'espère puisque j'avais assez bien travaillé.


- Jeudi: HISTOIRE: Assez bien réussi je pense. Sujet sur la France d'après la Révolution française.

samedi 15 décembre 2012

PREMIERS CONCOURS BLANCS !



Les concours blancs sont là !!! 


Peur, angoisse, doutes... La différence entre les adorables bacs blancs de la Terminale? La seule chose que vous sentez bien, ce sont les 5h de concours (en hypokhâgne) croyez moi, il est difficile de ne pas songer à faire une petite sieste histoire d'être en forme à votre réveil. Vous pensez avoir le temps, mais bien souvent, c'est le temps qui vous a! 
Pour ma part, nous avons commencé jeudi 13 décembre à 8h00 pour ne pas changer je me lève toujours à 6h. Ce qui est plutot bien en revanche, c'est qu'une fois une épreuve passée, on a l'après-midi de libre. Mais pour quoi faire?

OPTION FLEMMARDE 1 : Décompresser de l'épreuve de la matinée jugeant que vous avez assez donné pour la journée. Direction le centre commercial pour se défouler mais faire du mal à son compte bancaire déjà peu garni à cause de votre situation d'étudiante.

OPTION FLEMMARDE 2 :On vous a toujours dit, et vous croyez dur comme fer que c'est vrai: réviser après une épreuve de réflexion intensive n'est pas bon pour le cerveau. Direction la maison pour faire une sieste et réviser avant d'aller dormir (ce que vous ne ferez finalement pas)
En  somme tout ce qui importe lorsque vous êtes flemmard c'est rien tant que vous trouvez quelque chose qui vous éloigne suffisamment de ce que vous devez réviser. Votre mot d'ordre: PROCRASTINATION. 

OPTION STUDIEUSE 1 : Tout de suite après avoir enfilé votre repas du midi dans un self quasi vide, vous vous empressez d'aller à la BSG déterminé à travailler comme un forcené au moins jusque 19h. 

OPTION STUDIEUSE 2: Hors de question d'attendre dans le froid que le vigile  désagréable de la BSG finisse de se tourner les pouces à l'intérieur pour vous faire entrer 1h après votre arrivée. Vous décidez donc de rester au CDI bien au chaud quitte à vous taper les lycéens un peu trop bruyants à votre goût mais ça ne fait rien vous êtes très bien armé: bouchons pour les oreilles et votre Ipod à la rescousse!

Enfin, bon c'est pas tout mais c'est le WEEK END! Et non ce n'est pas une raison pour faire la fête. Il faut faire des choix dans la vie surtout lorsque vous êtes en prépa, d'autant plus qu'une soirée le samedi soir n'est pas la bienvenue quand on a eu une épreuve le matin et que toute la semaine on s'est levé aux aurores. Et puis NON! Amusez-vous seuls, moi je bosse ce soir! Et voilà même quand je veux me changer et penser à autre chose que ces fichus concours blancs, j'y pense quand même comme si je me sentais coupable de ne pas réviser. Quoi qu'il en soit, il faut bien que mon cerveau se repose un peu c'est quand même pas interdit. Vous voulez que je vous livre le fond de mes pensées folles d'hypokhâgneuse? Allons-y, ça promet d'être rocambolesque.

- J'ai remarqué que mon humour commençait à prendre une tournure disons, très étrange je ris pour rien. A des blagues auxquelles je n'aurai sûrement pas rit il y a 5 mois. A titre d'exemple, je recherchais un site anglais et au lieu de taper "english" j'ai écrit "englosh" & cela m'a valu un fou rire. C'est complètement délirant je sais.

- J'ai une envie folle de lire, lire, lire! Plein de livres tout sauf bien entendu les livres des bibliographies énormes que les profs se sont empressés de nous donner pour la rentrée. Le coup de coeur du moment: Le Bûcher des vanités de Tom Wolfe, La Peau de chagrin de Balzac. Louis XIV et Napoléon n'ont qu'à bien se tenir je n'ai pas franchement envie de passer de folles soirées avec eux.

Tant qu'on y est, je vous prodigue un conseil d'une importance capitale, on ne le dira jamais assez: si vous avez le temps jeunes lycéens (et oui vous en avez ne passez pas vos journées à vous abrutir devant des émissions de télé complètement débiles) LISEZ, LISEZ, LISEZ !! Il n'y a rien de tel pour aborder une prépa ou quoique ce soit d'autre dans la vie, cela vous sera toujours utile! Lisez de tout mais surtout ce qu'il vous plait! C'est maintenant que je n'ai plus vraiment le temps de lire ce que je veux que je me rends compte que j'ai perdu un temps fou à faire des choses qui n'avaient pas d'importance alors que j'aurais très bien pu lire des livres et comme on le sait tous, lire c'est enrichissant. Bien que ma prof de littérature ne veuille pas l'admettre, Lire nous permet aussi de tirer des leçons  il y a un effet de catharsis partout et pas seulement dans les pièces de théâtre ou dans mon imagination comme elle aime tant me le faire remarquer par le biais de ses commentaires désobligeants.

Edit : Tout juste après la fin officielle des épreuves, je me suis empressée d'aller m'acheter des livres. Ceux du haut bien évidemment mais comme je n'ai pas pu m'en empêcher  j'en ai acheter plein d'autres! Je suis incorrigible!

SPLEEN AUTOMNAL ?





MEA CULPA ..


J’avais tort, tort, entièrement tort. Je disais que la solitude s’endure et qu’elle ne tue pas, c’est pire, elle vous détruit à petit feu. Avoir des amis c’est primordial surtout en prépa parce que même si vous êtes un grand solitaire & que vous préférez tout faire tout seul, vous avez quand même besoin d’amis, de gens là avec vous, avec qui vous endurez vos peines mais aussi des gens avec qui partager vos joies, vos doutes.
Ces temps-ci ça ne va pas fort. J’ai l’impression de tout faire de travers et pourtant malgré cette impression, je me lève tous les matins aux aurores et je vais en cours. Tout ca m’épuise terriblement je suis exténuée. Les concours blancs approchent à grands pas mais je ne me sens pas prête, moi qui d’habitude a toujours la niaque là, il n’y a rien. Echouer ne me fait aucun effet moi qui d’ordinaire refuse catégoriquement les échecs là j’ai l’impression de les amasser comme si je jouais au loto. Et si la prépa n’était finalement pas faite pour moi ? Et si je m’étais trompée ? Et si j’étais dernière du classement ? la honte. La honte totale. Moi qui l’an dernier j’étais en tête de classe je redoute de me retrouver avec le bonnet d’âne. Spleen automnal ? Je l’espère bien..
Vous savez ce qui est le pire dans le fait d’être dernière du classement ? C’est que les gens ne vous prendront pas/plus au sérieux, ils penseront que vous n’en valez pas la peine et que vous vous êtes simplement trompée d’orientation. Personne ne voudra se partager le travail avec vous, les immenses bibliographies que les profs vous donneront à l’approche d’un contrôle ou des concours blancs vous les ferez seul et ça, ça fait horriblement mal. J’ai foiré ma prépa, je foire ma prépa... On dit qu’il faut une période d’adaptation, moi j’ai l’impression que ce temps n’est pas fini alors que ça fait quand même 4 mois que les cours ont commencé. Je n'ai plus la même motivation, c'est comme si j’avais déjà épuisé toutes mes forces. N'est-il pas trop tard pour réagir ? Maintes fois je me suis posée la question, j'ai essayé de me motiver, je l’ai fait, mais en vain cette idée d'échec me revient toujours. Je n’arrive pas à m’en débarrasser.

L’HYPOKHÂGNE & MA SOCIABILITÉ



A STRANGER IN A STRANGE WORLD 


Je vais uniquement consacrer cet  article à mes impressions personnelles j'espère vraiment que ceux qui veulent se lancer dans une prépa l’an prochain ne seront pas découragés parce qu’une prépa c’est extrêmement enrichissant, la quantité de choses apprises est sans précédent.
C’est vrai que j’ai souvent eu des problèmes pour m’intégrer mais là, c’est comme si les gens ne faisaient aucun effort. J’ai  toujours du mal à aller vers les gens mais dans le fond je suis plutôt quelqu’un sociable hormis mes amis sûrs comme on dit  je ne vais pas chercher à me faire des amis partout où je vais contrairement à d'autres. Mes vrais amis donc, je peux les compter sur les doigts de ma main, sans aucune hésitation. Ce qui est assez bizarre c’est que je suis quelqu’un de vraiment gentil, de drôle mais si tu ne montres pas aux gens ce que tu es, eux n’iront pas chercher. Tu es là, parmi tant d’autres et tu fais ta vie, après tout, qui se souciera de toi ? Personne  je l’ai appris à mes dépens.. Et étudier à Paris ne facilite pas les choses, moi qui en rêvais, j’ai vite déchanté…

LA CHUTE

- L’ambiance n’a rien d’enviable du milieu d'où je viens. Des groupes se forment, et impossible d’y pénétrer d’autant plus si tu ne fumes pas, si tu ne bois pas, si tu ne sors pas tous les vendredi et samedi soirs…


- Les différences socio-culturelles sont énormes. Depuis la rentrée j’ai parlé à peu près tout le monde de ma classe même si ce n’est qu’un bonjour bref ou une question futile qui m’a été posée et au fur et à mesure, au bout de trois mois de prépa je me rends compte et c’est malheureux mais on m’a menti lorsque l’on me disait « tu verras, tu te feras des amis à vie en hypokhâgne » des amis à vie m’a-t-on dit.. Eh bien, pour le moment même un ami tout simplement je n’en ai pas. Les gens te parlent par intérêt, se fient aux premières notes des DST, khôlles, et s’ils voient qu’il n’y a rien à gratter, à usurper, on te jette comme une malpropre, on te laisse sur le bas-côté de la route. Mais ce que ces gens ne savent pas, c’est qu’une note surtout les premières ne veulent strictement rien dire et je suis très bien placée pour l’affirmer (tenez, l’an dernier, je ne brillais pas des masses en philo j’avais 5 de moyenne du moins au premier trimestre et au bac, devinez avec combien j’ai fini ? 17, qui l’eut cru ? Qui l’eut imaginé ? Surement pas moi !) Ils ont stupides, se fier aux apparences est une chose toujours décevante et pire, trompeuse.
En fait, j’avais idéalisé Paris et les parisiens et j’ai eu tort parce qu’ils n’ont rien d’enviable, absolument rien. Je me suis également rendue compte que vivre à Paris je ne le supporterais surement pas à cause du manque de convivialité. En banlieue, vous m’excuserez du cliché mais tout le monde se connait, il n’y a qu’à aller au centre commercial, magasin le plus proche ou même au centre-ville et vous croiserez obligatoirement une personne avec qui parler de tout et de rien. Cela fait trois mois que j’étudie à Paris et toujours rien, c’est chacun pour soi et Dieu pour tous. Les parisiens sont égocentrés (ne me blamez pas pour ce que je pense, même s’il est vrai que tous ne le sont pas cela concerne uniquement ceux que moi j’ai rencontré) ils ne se soucient pas de vous, peu leur importent que vous habitiez un HLM, une tente, une cabane. Ceci dit, je ne regrette absolument pas mon choix d’avoir mis un lycée parisien, et d’avoir été acceptée car sans ça, je serais restée coincée dans cette illusion que Paris c’est le must, c’est « the place to be » Jamais je n’aurai pris conscience de tout cela, et de tant d’autres choses encore.
Vous savez quoi, la solitude on apprend à la supporter, à ce que je sache, personne n’est mort de solitude. C’est probablement mon côté misanthrope qui prend le dessus mais c’est comme ça, je n’y peux rien. J’étais très enthousiaste à l’idée de « recommencer à zéro » dans la mesure où, je ne connaissais personne de ma nouvelle classe, je m’étais dit que c’est une excellente façon de me montrer sous mon vrai jour aux gens  mais j’ai tout raté, du moins j’en ai l’impression. Peut-être, que je suis réellement comme ça, qu’il faudrait que j’arrête de me voiler la face, que j’arrête de toujours vouloir changer, devenir quelqu’un d’autre. C’est ridicule, absurde. Pourquoi vouloir plaire aux autres ? Plaire à tout le monde, c’est plaire à n’importe qui. Dans ma nouvelle classe, j’ai parlé avec du monde, mais à mon grand désespoir, peu ont les mêmes centres d’intérêts que moi ; certaines conversations que j’ai avec certaines filles sont complètement inutiles, plates, insignifiantes et j’ai l’impression d’être constamment sur mes gardes de peur de dire quelque chose qui les choquerait. D’autres en revanche, ce sont de vraies conversations que j’ai avec elles, et je suis vraiment moi, je n’ai pas besoin de prendre des ficelles ou quelconque artifice quel qu’il soit ! J’aurai du y penser plus tôt : pourquoi ne pas avoir appliqué la méthode de Nieztsche ? Vous savez, celle où il dit qu’avant d’agir, ou de se livrer à une quelconque activité, on devrait se poser la question : « veux-tu le faire une fois, plusieurs fois, à l’infini ? » Certaines personnes, je ne supporterais en aucun cas de leur parler plusieurs fois, encore moins à l’infini.

Je peux en revanche affirmer que ce qu’on m’avait dit sur les amis et la vie sociale que tu mène avant la prépa. Tout a l’air vrai : si tu as beaucoup d’amis, ce ne sera pas simple de rester en bons termes avec certains… Mais, ce n’est pas un grand souci pour moi, des amis, des vrais sur lesquels je peux toujours compter je n’en ai que très peu donc un de plus, ou un de moins cela m’est complément égal. Depuis un certain temps je me dit que la réussite s’obtenait TOUTE SEULE, et je n’ai pas eu tort, je le maintiens farouchement. Vous ne remarquez donc pas que les gens se fichent royalement que vous réussissiez ou pas ? Lorsque tout va mal, personne n’est là, tous se rient de vous. Quand vous allez bien au contraire, tous s'en contrefiche, personne ou du moins presque personne ne se réjouit pour vous.  A quoi bon forcer les choses ? A quoi bon vouloir plaire aux gens ? Que tu sois toi-même ou que tu te donnes un rôle tu ne plairas en aucun cas à tout le monde. Dans ce cas, autant rester soi-même, cela t'épargneras de faire d’immenses efforts qui ne t’apporteront rien, absolument rien.

Qu’ils aient des idées fausses sur moi ne m’empêchera pas de dormir la nuit. Pourtant, être seule c’est triste ça vous plombe le moral que vous en soyez conscient ou pas, en hypokhâgne, ça a une importance cruciale: vous l’aurez donc compris, ma classe de l’an dernier me manque terriblement, mes amis de l’an dernier me manque, la nostalgie me prend parfois surtout lorsque je vois le peu de solidarité qu’il y a ici entre certains élèves… il est toutefois nécessaire de passer par des moments de doutes, de tristesse, de regrets pour avancer, dans le but de devenir encore plus fort.

* Article plein de contradictions je le sais très bien mais que voulez-vous, je suis en hypokhâgne...

METRO, BOULOT, DODO ?



Si ce n'était que ça...

Septembre - Octobre : Première Partie

Les premiers jours sont assez soft, moi qui m'attendait à être séquestrée par mes devoirs et tout un tas de dissertations, devoirs maisons.. Que Nini! L'ambiance de la classe commence à se détendre, des petits groupes se forment, moi qui pensait avoir réussi à me frayer une place parmi tous ces gens, Belle Illusion parfois on me parle mais je sens bien que c'est forcé et qu'au fond mes réponses leur importe peu, qu'on se fiche de savoir qui je suis. Pour en revenir à ce fameux titre, petit slogan de Mai 68, malheureusement pour moi il ne s'arrête pas à là.  Une fois rentrée chez moi les tâches ménagères m'attendent. Je mets tout de suite une chose au clair, mes parents ne m'y forcent absolument pas c'est juste que j'ai été élevée comme ça, aider les parents c'est primordial chez nous, c'est la Base.

Certains d'entre vous se demandent sûrement: 


- Pourquoi ma mère ne m'a t-elle pas déchargée de cette besogne? Figurez-vous qu'elle l'a fait mais après tant d'années à l'aider ce n'est pas si simple de tout laisser tomber même si quand je rentre le soir, la plupart du temps je suis complètement éreintée c'est plus fort que moi, je ne peux pas la laisser tout faire et faire comme si je ne voyais rien.


-Pourquoi ne pas avoir prit un studio sur Paris histoire d’être plus proche du lycée et y échapper? C'est encore une fois tout simple, je ne me sentais pas prête, d’ailleurs je ne le suis toujours pas, quitter le nid et prendre mon envol. C'est trop tôt pour moi. Ce qui m'a aussi retenu c'est le fait de savoir que si je vais mal, à qui me confier? à qui parler? Qui sera là pour me remonter le moral? Personne et ça, je l'ai bien compris  loin de chez moi, loin de ma famille, je n'aurais peut être pas tenu le coup. Loin de ma soeur qui me redonne courage à chaque fois que ça ne va pas, je n'aurais pas pu, je n'aurais pas tenu.